une pontoise à Matignon !

 

Jessica Pouyez, 33 ans dont 10 de résidence à Pont de Claix, vient d’être lauréate du concours national 101 femmes de Matignon qui récompense une femme entrepreneure par département. Cette paysagiste de formation a créé son entreprise l’année dernière. Elle nous raconte son parcours professionnel, semé d’embûches, d’apprentissages et d’envie !

(Crédits : Camille Collin Photographe)

En quoi consiste votre activité ?

Mon travail est à la croisée entre celui d’un paysagiste et d’un architecte : je suis spécialisée en design extérieur et j’accompagne les clients dans leurs projets. Je travaille avec des logiciels dédiés pour les aider à se projeter, et avec un vaste catalogue de plantes, de mobilier, d’éclairage. J’ouvre le champ des possibles pour répondre à la demande ! Proximité et créativité, ce sont les deux maître-mots de mon activité.

J’ai eu plusieurs métiers et activités depuis mon bac pro paysagiste. Ce qui m’a toujours plu, c’est rendre service aux gens. Que ce soit pour entretenir des espaces verts publics ou conseiller quelqu’un sur le transat qu’il a dans son jardin, le fil rouge, c’est de m’assurer que les personnes soient bien !

Comment s’est passé la création de votre entreprise ?

J’ai vraiment commencé à imaginer ce projet après le covid. Je me suis renseignée auprès de la Métropole, des associations locales, j’ai consulté une banque du centre-ville de Pont de Claix, qui m’a super bien accompagnée. Et je suis arrivé chez Gaïa, qui est l’association qui a financé mon projet. Ils m’ont fait refaire plusieurs fois le business plan – et j’ai fini par créer ma structure en juillet 2023. Les premiers mois ont été très durs : de juillet à janvier, je n’ai quasiment eu aucun client ou chiffre d’affaires, je me suis beaucoup remise en question. J’ai fait énormément de réseautage, de communication et ça a fini par marcher !

Qu’est-ce qui, selon vous, vous a permis de remporter le concours des 101 femmes de Matignon ?

J’ai tenté ma chance et je pense que j’ai été retenue pour le parcours atypique qui m’a menée jusqu’ici et qui est bâti sur des déceptions. J’ai toujours voulu créer ma boite mais je n’ai jamais pu accéder à des grands diplômes comme architecte paysager, parce que je n’avais pas les moyens de suivre ces études. Je l’ai vécu comme une frustration, en voyant d’autres devenir ce que j’avais rêvé d’être. Un jour, je me suis dit que personne ne m’avait imposé telle manière de travailler, et que j’avais le droit que faire les choses que j’aimais, à ma façon.

La majorité des entreprises de paysagisme fonctionnent sur le même modèle : démarrer par des chantiers d’entretien puis, avec le bouche à oreilles, accéder à des chantiers de création. Moi, je ne voulais faire que de la création. J’ai donc monté mon entreprise en me demandant « Qu’est-ce que j’ai envie de proposer ? De quoi les gens ont besoin ? Qu’est-ce que j’ai observé quand j’ai travaillé ? »

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